Légna à la loupe…

Prêts pour un cours de géographie locale ?

Lisez ce qui suit, et vous ne regarderez plus la ville de Légna comme avant.

Légna, une ville ? Oui, sachez que les hauteurs de Légna, entre les premiers lacets, étaient appelées « sur la ville ». Parlons donc de la ville de Légna, puis de sa banlieue Laval.

1ère leçon : « la Grisette ». Oui, juste au-dessus du transfo. Là où les Légnatois se sont tous lugés. Une pente très raide, une vitesse grisante : ce pré est devenu « la Grisette ». Ou alors, une grisette étant autrefois une jolie jeune fille, était-ce aussi le rendez-vous des coquins Légnatois ?

Pendant qu’ on est au-dessus, chacun connaît la Côte des Vignes, qu’on appelait auparavant « sur la Vigne ». Les anciens ont dû trouver cela dévalorisant : « sur la Vigne », ça fait rikiki ! « La Côte des Vignes », ça en « jette » : on l’imagine alors grouillant de vendangeurs. Autrefois, ce sont les vaches qui y pique-niquaient. Le côté Fétigny fut partagé entre « les Fourches » et « sous les Auges ». Tout ça pour le foin. Mais oui, fallait bien amener à manger à ces pauvres bêtes qui broutaient sur de la roche ! Seules les fourmis y trouvaient de quoi se nourrir. Le côté Légna devint alors « sous les Fourmis ».

Ne nous attardons pas sur « les Ormes », lieu-dit connu de tous, connu surtout pour ses ormes introuvables ! Et ne me demandez pas pourquoi la zone comprise entre les Ormes et la Côte des Vignes se nomme « aux Avanchers ». Après tout, on appelle bien un chat, un chat ! Et « la Blanchère », en contrebas de l’usine de Lili Paget , pourquoi donc ? Mais bien sûr ! Le lavoir étant à proximité, on y voyait sûrement de grands draps blancs étendus pour le séchage. A défaut de blanchisserie, Légna avait sa « Blanchère ».

Et puis, il y a « Romond », la grosse bosse entre Légna et Agea. Certains diront que Légna a conquis « Romond » par sa face Nord baptisée « sur Romond de bise ». Et Agea, vexé, rancunié, a débaptisé « Romond » avec sa « rue sous Romand » ! Oh tout ça pour une voyelle, me direz-vous. Eh oui, c’est comme le mot marteaux qui a donné son nom à « Marteux » (à droite du 1er lacet quand on « Montadroit » ). On imagine à l’époque les coups de marteaux donnés dans la ville de Légna, qui résonnaient jusqu’ à l’orée du bois de « Laval ».

Et nous voilà enfin arrivés à « Laval »(où naquit Pierre Laval : voir vos cours d’histoire). Laval, banlieue logée à droite de la descente du « Pelan », le « Pelan » étant la portion de route qui relie « Romond » à Légna. (Pelan vient du latin pelanus dont je tairai la traduction…).

Voilà, nous avons fait le tour de Légna ! Et si après ça, vous arrivez à vous y perdre….

Hervé BON

 

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